MEDIAS ET COMMUNICATION  23.09.2022

Mise en place d’un réseau de bâtisseuses et bâtisseurs de ponts

Insertion socioprofessionnelle des migrantes et migrants

Dans le cadre de l’Agenda 2030 de l’Etat du Valais, le Département de la santé, des affaires sociales et de la culture, par son Office de l’asile (OASI), a lancé un projet d’encadrement et de formation de migrants volontaires, appelés bâtisseuses et bâtisseurs de ponts. L’objectif est d’aider les personnes migrantes lorsqu’elles rencontrent des difficultés dans leurs diverses démarches au quotidien (acquisition de la langue, relations avec l’école ou les autorités, etc.). Le projet vise à faciliter la communication entre les membres de la communauté et les autorités, ainsi qu’avec la population valaisanne, afin d’optimiser les mesures d’intégration et de favoriser le vivre-ensemble. Il est mené en collaboration avec le «National coalition building institute» (NCBI Suisse) qui a déjà mis en place des offres comparables dans de nombreux autres cantons.

 

Depuis 2020, quatorze bâtisseuses et bâtisseurs de ponts, représentant neuf communautés étrangères (érythréenne, afghane, kurde, musulmane, arabophone, etc.), participent à un projet mis en place par l’Office de l’asile dans le but de faciliter l’insertion socioprofessionnelle des personnes migrantes. Ces femmes et ces hommes ont fait leur parcours migratoire en Valais. Ils sont bien intégrés et bénéficient d’un crédit important auprès de leur communauté respective.

 

A l’issue de leur formation, les bâtisseuses et bâtisseurs de ponts signent une charte annuelle de collaboration. Ils sont actifs sur l’ensemble du territoire valaisan, bien que moins de communautés étrangères soient représentées dans la partie germanophone du canton. Depuis cette année, leur formation et leur coaching sont réalisés en collaboration avec l’association NCBI Suisse, déjà active dans divers cantons alémaniques pour des projets similaires.

 

Leurs prestations sont disponibles tant pour les acteurs institutionnels (écoles, communes, hôpitaux) que pour les collectifs civils ou religieux (paroisses, associations). Il s’agit d’un service payant.

 

Budgété à 280 000 francs, ce projet est financé pour une durée de quatre ans à hauteur de 200 000 francs par l’Agenda 2030 du canton et 80 000 francs par le Département de la santé, des affaires sociales et de la culture (DSSC). Sa fin est prévue en 2023.