MEDIAS ET COMMUNICATION  15.10.2021

Bilan 2020 positif malgré la crise sanitaire

Stations d’épuration des eaux usées en Valais

Le bilan 2020 des performances de traitement des stations d’épuration des eaux usées (STEP) valaisannes confirme la tendance globalement positive observée ces dernières années. En moyenne annuelle, le traitement des eaux s’avère satisfaisant pour la quasi-totalité des paramètres analysés. L’an dernier, le semi-confinement lié à la pandémie de coronavirus a eu un impact sur le fonctionnement des STEP. Selon les régions, d’importantes variations de la quantité d’eaux usées à traiter ont été observées en raison des mesures imposées. Par ailleurs, l’effort pour moderniser les réseaux d’assainissement se poursuit et reste un enjeu sur le long terme pour améliorer et maintenir la qualité de l’eau en Valais.

Le bilan annuel réalisé par le Service de l’environnement indique que les performances de traitement des STEP valaisannes se sont avérées globalement positives en 2020. Aucun incident majeur n’a été signalé et, en moyenne sur cette année, l’épuration des eaux est satisfaisante pour les paramètres analysés. Seuls les rejets de phosphore font exception, en particulier dans la région de Viège. Malgré la mise en œuvre de mesures afin de réduire les rejets de phosphore industriel, ces derniers restent en deçà des attentes. Dans diverses régions, d’autres dépassements des exigences de déversement ont été localement constatés. Ils sont principalement liés à la vétusté des infrastructures. Dès lors, les améliorations dépendent de projets d’extension et de renouvellement dont plusieurs sont planifiés ou en cours. C’est le cas, par exemple, des STEP de Collombey-Muraz, Wiler et Kippel ou encore du raccordement des eaux d’Ayent à la STEP de Sion-Chandoline.

En 2020, les restrictions liées à la pandémie de Covid-19 ont eu un impact sur la quantité d’eaux usées à traiter par certaines STEP, nécessitant une adaptation des conditions d’exploitation qui ont permis de traiter ces eaux à satisfaction. Plusieurs cas de figure se présentent: si les charges des zones touristiques comme Zermatt ont chuté de près de 75% par rapport à une année «normale», celles des zones périurbaines telles que Riddes ou Collombey-Muraz ont nettement augmenté en raison du télétravail. Par ailleurs, les STEP situées à cheval entre ces deux zones (par exemple Chamoson) ont conservé des valeurs stables, alors que les charges dans les villes comme Sion ou Sierre ont diminué d’environ 25%.

La proportion élevée d’eaux claires parasites dans le réseau d’égouts demeure un défi. Fréquemment acheminées dans les mêmes canalisations, eaux usées polluées et non polluées se mélangent, ayant pour effet de réduire les performances des STEP et d’augmenter leurs coûts d’exploitation. Pour y remédier, l’élaboration et l’application d’un plan général d’évacuation des eaux (PGEE) représentent un outil charnière. Il permet de garantir l’évacuation des deux types d’eaux au moyen de canalisations séparées. Conséquence de la fonte des neiges anticipée, l’arrivée des eaux claires s’est avérée plus précoce et importante en 2020 que d’ordinaire.

L’élimination des micropolluants constitue un autre défi majeur des STEP valaisannes. Diverses études sont en cours afin de doter plusieurs d’entre elles de procédés de traitement optimaux à l’horizon 2035. Si l’implémentation de nouvelles techniques visant à protéger les cours d’eau est impérative afin de garantir leur qualité à l’avenir, il n’en demeure pas moins que l’utilisation parcimonieuse de produits chimiques par l’industrie, l’agriculture et les ménages reste un autre levier déterminant dans l’atteinte de cet objectif. De même, l’établissement de cadastres des eaux industrielles permet des actions directement à la source des pollutions, sans reporter uniquement la résolution de problèmes sur les stations d’épuration.